Mercredi 3 août 2005
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Un article qui est paru dans Gala (n°597) en novembre...
"Le bonheur, je le vis en cachette" On le connait mal et lui-même continue de se découvrir. Mystérieux mais sympathique, charmeur sans être séducteur, Gérald de Palmas a l'art et la manière de vivre le succès dans la clandestinité. C'est dire si l'on apprécie qu'il nous ouvre les portes de son petit monde!
De Palmas est une rareté dans le monde du show-biz. Il a beau être l'égal d'un Obispo, on l'apparente davantage à Goldman. Pour lui, pas de vacances à St-Tropez, pas de déclarations fracassantes, mais une approche distanciée de la vie, une vérité et une douceur rares. A 37 ans, cet auteur-compositeur, qui vénére le chanteur britannique Robert Palmer, pratique la modestie avec conviction. Comme s'il n'avait pas vendu un 1 400 000 exemplaires de son précédent album, "Marcher dans le sable". Comme si son nouvel opus, "Un homme sans racines", ne venait pas de se retrouver numéro un du top album dès sa sortie... Rencontre avec un bluesman secrètement heureux.
Séverine Servat : On connait peu votre petit monde. Vous êtes très pudique...
Gérald de Palmas : On dit ça mais je ne comprends pas pourquoi. Je dévoile facilement mes faiblesses. Il y a 8 ans, j'ai même parlé de ma "dépression post-paternité" après la naissance de mon fils, Victor. Je suis l'antithèse de la star américaine. Je ne dis pas: "Tout va bien, je suis le meilleur."
Séverine Servat : Vous préférez insister sur vos malheurs...
Gérald de Palmas :Oui, au moins, on peut les partager avec les autres... En fait, je suis pudique par rapport au bonheur. Je le vis en cachette.
Séverine Servat :Vos chansons sont en général tristes et romantiques. Avez-vous une certaine sensibilité féminine?
Gérald de Palmas :Non, pas vraiment. Par exemple, je ne fais pas attention à mon physique. Dans le métier on est censé mettre son image en avant, eh bien moi, ça me prend la tête!
Séverine Servat : À quel moment vous sentez-vous le plus masculin alors?
Gérald de Palmas :Je vais vous épargner une grivoiserie, donc je préfére vous répondre: quand je regarde ma femme!
Séverine Servat :Que trouvez-vous de plus séduisant chez une femme?
Gérald de Palmas:L'élégance sexy. Christina Aguilera, par exemple, est censée être sexy mais je la trouve "too much", plastique à l'intérieur et à l'extérieur. Chez une femme, j'aime le port de tête, la façon de se mouvoir, de marcher...
Séverine Servat :D'ailleursles Polaroïds que vous avez prises chez vous mettent en scène des chaussures. Seriez-vous fétichiste?
Gérald de Palmas : (rires) Si on en reste à ça, ce n'est pas bien méchant!
Séverine Servat :Marié et père de 2 enfants, vous êtes l'un des rares hommes rangés du show-biz...
Gérald de Palmas : Ma femme et mes enfants (Victor, 8 ans, et Rose, 15 mois, ndlr), c'est la seule chose que je prends au sérieux dans la vie. Le reste n'est que divertissement. Dès l'âge de 19 ans, j'ai dû m'assumer financièrement, alors aujourd'hui, j'ai un besoin viscéral de m'amuser. Je fais du kart et du foot avec mon fils...
Séverine Servat :Quel métier Victor aimerait-il exercer plus tard?
Gérald de Palmas : Il a envie d'être footbaleur, l'enfoiré...
Séverine Servat :Pourquoi l'enfoiré?
Gérald de Palmas :Parce qu'il ne fiche rien à l'école et que ça ne va pas. Mais d'un autre côté, je ne décoragerai jamais ses rêves. Toute ma jeunesse, on m'a répété que le métier de chanteur était sans avenir. Et j'en ai souffert. Alors ce n'est pas pour embêter mon fils aujourd'hui.
Séverine Servat :L'enfance, c'est un univers qui vous parle?
Gérald de Palmas :Complètement. J'ai une sensibilité à fleur de peau. Chacun ses vices. Il y en a qui boivent, qui fument, moi, c'est l'enfance. J'ai du mal à grandir. Pourtant, j'ai essayé. A 30 ans, je portais des costumes, je parlais de sujets sérieux. Avant d'y renoncer. Aujourd'hui, je ne mets plus que des baskets et je refuse de m'intéresser à la Bourse. J'aime trop la spontanéité, l'innocence et le jeu pour endosser la panoplie complète de l'adulte.
Séverine Servat:Et comment faites-vous pour garder une stabilité familiale?
Gérald de Palmas :En discutant avec Gwen, ma femme, voire en me disputant très fort pour mieux nous retrouver. Quand on tombe dans la routine, elle et moi on se met des baffes- enfin, c'est une image- pour s'en sortir. Et c'est un travail quotidien parce que, vous ne l'ignorez pas, la routine est insidieuse!
Propos recueillis par Séverine Servat.
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